réalisme
Sur l'épaule et le haut du bras externe, un portrait en noir et gris occupe toute la largeur du deltoïde et descend jusqu'au-dessus du coude. Le personnage, un homme aux longues dreadlocks, barbe et moustache, porte un chapeau haut-de-forme cerclé d'un ruban rouge sur lequel sont posés trois petits crânes ; des plumes s'échappent du côté gauche du chapeau. Sa main droite en relève le bord, doigts écartés, ongles sombres. Le visage est marqué de peintures : une ligne de larmes sous l'œil et un motif pointillé sur la joue, complétés par des bijoux d'oreille et un piercing à la lèvre.
Sous le col de la veste, une cravate rouge ornée d'un symbole noir apporte la seule autre note de couleur. Un petit crâne épingle le revers. Dans le bas de la composition, la main gauche, bague au doigt, tient une canne dont le pommeau est un crâne aux dents apparentes. À l'arrière-plan, côté intérieur du bras, une carte ou un papier déchiré couvert d'ornements ferme la scène. Le regard, tourné vers le spectateur, est rendu par des iris clairs qui contrastent avec les ombres portées du chapeau.
La composition suit l'anatomie du bras : le chapeau épouse l'arrondi de l'épaule, le buste descend le long du biceps et la canne prolonge la verticale jusqu'au coude. Le noir et gris est réservé aux volumes du visage, des dreadlocks et du tissu, tandis que le rouge, limité au ruban et à la cravate, guide la lecture de haut en bas. La difficulté tient à la densité des détails, crânes miniatures, plumes, peintures faciales, ornements de la carte, qu'il faut garder lisibles sur une surface courbe, et au rendu des textures, entre poils, mèches tressées et étoffe.
Conserver le pansement le temps indiqué par le tatoueur, puis laver à l'eau tiède et au savon doux, sécher en tamponnant et appliquer une fine couche de crème cicatrisante jusqu'à cicatrisation complète. Éviter le soleil, les bains, la piscine et le frottement des vêtements pendant environ trois à quatre semaines.